Je le retenais, enfermé, là,
Tout au-dedans de moi...
Je le gardais emprisonné
Ne le laissais plus respirer...
Toute attentive que j'étais
A le voir se réaliser,
Mon rêve....
Sous un prétexte de sentiment,
Sous un couvert de douceur,
Je le broyais cruellement
Pour en extraire quelque chaleur,
Mon rêve...
Il s'étouffait, se débattait,pffffff n1porte kw lol
Se lamentait, me suppliait.
Ses plaintes jamais ne m'atteignaient,
A petit feu il s'éteignait,
Mon rêve...
Ce jour, mes yeux se sont ouverts,
J'ai perçu toute sa détresse.
Je ne puis réduire son univers,
La vérité est que je le blesse,
Mon rêve...
S'il ne peut se réaliser,
Je dois le laisser s'envoler,
Aller trouver un autre c½ur,
Quitter le mien rempli de peur,
Mon rêve...
J'ouvre la cage où il se tient,
Il est couché, tout affaibli.
Je lui fais un nid de ma main :
Il lève les yeux, tout ébahi,
Mon rêve...
Il n'ose y croire,
A-t-il compris ?
Pour moi, c'en est fini de croire,
Pour lui commence une autre vie,
Mon rêve...
Je le couvre de petits baisers,
Il me faut le remercier
Pour ces heures qu'il a passées
A me donner le goût d'aimer,
Mon rêve...
Lentement alors, il renaît,
Il ose enfin me regarder...
Un chuchotement :
Allez, va-t'en,
Mon rêve...
Va t'en rejoindre un autre c½ur,
Dispense-lui un peu de bonheur,
Qui sait, là-bas, tu auras la chance,
De te réaliser enfin.
Tu cesseras alors l'errance,
Tu te poseras sans lendemain,
Mon rêve...
Adieu petite étoile,
Adieu douce partie de moi...
Va ton chemin, hisse ta voile,
Je coupe le fil, envole-toi,
Mon rêve...
Je le regarde s'éloigner,
Les barreaux de mon c½ur se referment.
Le vide peut s'installer.
Et que jamais il ne revienne,
Mon rêve...
Il respire, ne souffre plus,
Ivre de liberté, s'enfuit.
Je reste là, anéantie
Par cet espoir disparu...
Mon rêve...